48ᵉ concours WorldSkills : la jeunesse sino-africaine élargit les échanges dans l'enseignement professionnel
SHANGHAI, 29 septembre (Xinhua) – « Le concours WorldSkills facilite les échanges d'expériences, aide les jeunes à se rapprocher des besoins de l'industrie et leur ouvre de nouvelles perspectives « , a déclaré Abraham Mundengo, représentant de la Zambie.
Du 22 au 27 septembre, la 48e édition du concours WorldSkills s'est tenue à Shanghai, municipalité dans l'est de la Chine, avec 1.385 concurrents venus de 68 pays et régions qui se sont affrontés dans 64 épreuves.
Des jeunes talents africains ont aussi participé à ce concours international. Dix pays africains, dont l'Ethiopie, le Cameroun, le Kenya, la Côte d'Ivoire et l'Afrique du Sud, ont formé une délégation conjointe pour y présenter leurs compétences en technologie de la mode, mécatronique, soudage ou cuisine, tout en découvrant, au fil des échanges, les pratiques de chacun en matière d'enseignement professionnel.
« Nous espérons voir davantage de coopération sino-africaine dans la formation professionnelle », a poursuivi M. Mundengo. « En équipements, outils et pratiques, la Chine a beaucoup à nous apprendre. » Une attente qui reflète le besoin croissant de nombreux pays africains en formation professionnelle et en coopération internationale.
« C'est une occasion et une expérience exceptionnelle pour mes élèves de participer à une compétition internationale », témoigne Gillmore Maziena, entraîneur sud-africain. D'après lui, ces concours ne leur apportent pas seulement une expérience de compétition, ils ouvrent aussi aux jeunes de multiples perspectives sur l'enseignement professionnel et le développement des compétences.
« Pour tous les jeunes qui ont choisi la formation professionnelle plutôt que l'université traditionnelle, c'est une occasion précieuse », a affirmé Pharaoh Ali, candidat éthiopien engagé dans l'épreuve de technologie de la mode.
Il se souvient qu'après avoir raté le bac, il avait été considéré comme un « échec ». Mais l'an dernier, en remportant un concours national de compétences, le regard de son entourage a changé. Ce voyage à Shanghai est sa première visite en Asie. Il espère avoir des échanges approfondis avec les candidats chinois. « La Chine est une grande puissance technologique. Ce que je veux le plus apprendre d'eux, c'est la technologie et l'IA. »
Au-delà des épreuves, les échanges dans le domaine de l'enseignement professionnel gagnent désormais les établissements scolaires. M. Maziena indique avoir déjà signé un mémorandum d'entente avec une école professionnelle de Beijing et un programme d'échange de trois mois, axé sur l'intelligence artificielle et la robotique, sera bientôt lancé.
« Je suis très heureux de voir les jeunes des deux pays se rencontrer. La Chine et l'Afrique du Sud sont toutes deux membres des BRICS et nous pouvons contribuer à la réussite l'un de l'autre », s'est réjoui Thando Hiophe, expert sud-africain, qui espère davantage de coopération à l'avenir dans la formation conjointe, les échanges d'enseignants et l'élaboration de programmes.
« Les échanges entre jeunes constituent un lien essentiel pour promouvoir la coopération sino-africaine dans l'enseignement professionnel : ils recèlent des possibilités infinies », a-t-il conclu. Fin