Des compétiteurs français de WorldSkills découvrent les traditions chinoises

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​Des compétiteurs de WorldSkills venus de France participent à une activité de Dian Cha (thé fouetté) à l'École professionnelle et technique Caoyang de Shanghai le 22 septembre. [Photo/Shanghai Observer]

Des compétiteurs français de WorldSkills Shanghai 2026 ont pu découvrir de manière concrète la culture chinoise à l'École professionnelle et technique Caoyang de Shanghai le 22 septembre.

La visite s'inscrivait dans le cadre d'« Une école, un membre » (One School One Member), un programme d'échanges culturels qui met en relation des écoles locales et des membres de WorldSkills.

Parmi les visiteurs, Alexis Aubert, concurrant en fabrication additive, se rendait pour la première fois à Shanghai. Des élèves locaux ont réservé un accueil multilingue à Alexis Aubert et à d'autres membres de la délégation française : en chinois mandarin, en anglais, en français et en dialecte shanghaïen.

Alexis Aubert a ensuite créé une œuvre ornée de perles sur une base de brocart Song. Il a qualifié ce travail de délicat et a confié que cette pièce était à la fois une décoration et un souvenir de la culture chinoise qu'il rapporterait chez lui.

Les autres participants se sont tournés vers la gastronomie et le thé.

Dans un atelier de dim sum, Arthur Baudry, compétiteur en technologie des véhicules lourds, a consacré près d'une demi-heure à confectionner trois raviolis en forme de poisson rouge, un dim sum traditionnel, symbole d'abondance.

Manon Pouivet, compétitrice en technologie de la mode, s'est essayée au thé fouetté dans le style de la dynastie Song (960-1279). Guidée par une spécialiste de l'art du thé, elle a assisté à une démonstration de techniques comprenant la torréfaction et le broyage du thé, le tamisage de la poudre de thé, le réchauffement des tasses et le fouettage de l'infusion.

Avec d'autres membres de la délégation française, elle a ensuite utilisé des fouets en bambou pour créer une surface mousseuse sur le thé, découvrant ainsi une tradition d'environ mille ans.

Pour Manon Pouivet, cette expérience autour du thé a été extraordinaire. Dès son arrivée, Shanghai lui a paru immense et très moderne - et ce sont ses lumières nocturnes qui l'ont le plus impressionnée.

La visite a aussi mis en lumière les liens historiques qui unissent Shanghai et Marseille.

Les deux villes sont jumelées depuis 1987. L'École professionnelle et technique Caoyang de Shanghai et son école partenaire à Marseille ont entamé des échanges en 1990 et ont signé un accord d'amitié l'année suivante.

En 2005, les deux écoles ont signé un accord de coopération pour faciliter les échanges d'élèves en stage de courte durée en entreprise. L'École professionnelle et technique Caoyang de Shanghai a ouvert un site d'enseignement de la cuisine chinoise à Marseille en 2019. En vingt ans, plus de 40 enseignants et élèves de chaque établissement ont été accueillis par l'autre.

Née et ayant grandi à Marseille, Sabrina Roubache, ministre déléguée française chargée de l'Enseignement et de la Formation professionnels et de l'Apprentissage, a exprimé son attachement à la ville. Selon elle, plus de 30 ans d'échanges ont permis aux deux écoles d'apprendre à se connaître et à se comprendre. Leur coopération culinaire se poursuit, a-t-elle ajouté.

Partager des compétences est la meilleure façon de tisser des liens et de transformer un échange en un voyage inoubliable, a déclaré Sabrina Roubache.

 

Source : Shanghai Observer

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